Comm'un Français

La gare

Assis sur un banc, un magazine ou un sandwich à la main, les Français passent beaucoup de temps dans les gares, qui incarnent le lieu du passage, où l’on ne fait que se croiser.

Sur les quais, les trajectoires se croisent et révèlent en filigrane les mobilités et les évolutions de la société française.

Cliquez sur les points dans l’arène pour explorer comment vivent les Français.

Les sons des régions

Les accents régionaux, première sonorité évoquant la France

Les Français placent les accents régionaux, peu représentés dans les fictions, en tête des sonorités qui leur évoquent la vie en France. Les sons du quotidien varient en fonction des territoires. Sur la façade atlantique, beaucoup évoquent spontanément le bruit de la mer, tandis que dans le Sud, ce sont surtout les cigales qui marquent l’ambiance sonore.

« Moi je viens des Hauts-de-France, et ça s’entend ! »
- Christine, 50 ans, Aisne, Laissés pour compte -

L'accélération du quotidien

« Il faudrait donner aux gens le temps de réfléchir. On n’a plus le temps ou de lieu pour réfléchir à ce qu’on veut. »
- Jeremy, 45 ans, Indre-et-Loire, Militants désabusés -
Les Français aspirent à reprendre la maitrise de leur temps

Alors que l’accélération du quotidien est vécue comme une contrainte subie, les Français expriment une aspiration diffuse au ralentissement. Cela passe parfois par des choix assumés, comme se déconnecter ou prendre le train plutôt que l’avion, et par le retour à des activités qui demandent du temps et de l’attention comme les jeux de société, la couture ou la broderie.

Les films que les Français aiment revoir

Intouchables, les Bronzés font du ski ou le Père Noël est une ordure : des films qui traversent les générations

Portés par l’humour qui agit comme un puissant ciment culturel intergénérationnel, des films comme Intouchables, les Bronzés font du ski ou le Père Noël est une ordure font rire petits et grands, autour de nombreuses répliques devenues cultes.

« - Ca va, imotep ?
- Le monologue d’Otis, il est culte !
- Je ne crois pas qu’il y ait de bonnes ou de mauvaises situations... »
- Enzo et Baptiste, 30 et 33 ans, Libéraux optimistes -

Les expériences de vie marquantes

La naissance des enfants, en tête des expériences de vie positives
Pour 46% des Français, la naissance des enfants est l’une des expériences les plus marquantes de leur vie.
Ce taux monte à 70% parmi les Français ayant déjà eu des enfants avec une différence notable entre les femmes (77%) et les hommes (61%).
« Je suis papa de 9 mois, les premiers mois le bébé fait pas grand chose, puis ça devient de plus en plus un petit enfant… du coup ma situation évolue aussi. »
- Enzo, 30 ans, Bas-Rhin, Libéraux optimistes -

L'engagement pour les autres

Près de six Français sur dix déclarent avoir déjà pris part à une forme d’engagement

L’engagement peut revêtir des formes variées comme des dons, maraudes, soutien scolaire, ramassage de déchets, mais aussi des modalités plus informelles, comme l’aide apportée à des proches en difficulté. Autant de « Monsieur Jourdain » de l’engagement, qui s’investissent sans toujours se définir comme tels.

« Dans le train pour aller bosser, j’ai vu un jeune tomber devant moi, et il était très épuisé… Je l’ai orienté, il travaillait mais il n’était pas payé … depuis j’ai de ses nouvelles, il a une situation, un logement. »
- Murielle, 50 ans, Maine-et-Loire -

Le souvenir de la période Covid

Les confinements et couvre-feux, deuxième évènement le plus marquant depuis l'an 2000

47% des Français citent la période Covid comme l’un des évènements les plus marquants des vingt dernières années, juste après les attentats terroristes (54%).
Cette période a laissé place à une solitude marquée, particulièrement chez les jeunes, privés de liens et de moments de vie. Elle l’a également été par les élans de solidarité; de l’entraide de voisinage aux mécanismes de solidarité entre pays européens (transfert de patients, prêts communs).

« Le COVID, ce sera une grosse période de l’histoire ! »
- Camille, 32 ans, Gironde -

Les odeurs de la France

Les odeurs qui font la France sont alimentaires

Les odeurs associées à la vie en France renvoient majoritairement à des expériences alimentaires familières. La baguette encore chaude arrive en tête (67 %), suivie du café (38%), des fromages (35%) ou encore du poulet rôti du marché.

« Tremper les tartines dans le café, on est les seuls à faire ça ! »
- Adam, 31 ans, Ille-et-Vilaine, Militants désabusés -

La bise

Plus d’un Français sur deux continue de faire la bise pour se saluer

Longtemps ancrée dans les habitudes, la bise semble toutefois se faire plus rare depuis la crise sanitaire, surtout au travail ou entre personnes qui ne se connaissent pas.

« [Depuis le COVID,] Je suis très contente d’avoir aboli cette pratique ! J’ai l’impression que ça a assaini les choses, c’est plus simple, plus sain et plus hygiénique. »
- Keryanne, 25 ans, Alpes-Maritimes, Militants désabusés -

L'aspiration sécuritaire

Une société plus sûre, une priorité majeure pour les Français

La dénonciation des incivilités s’accompagne d’une forte aspiration à des espaces de vie sécurisés. Une société plus sûre figure au troisième rang éléments constitutifs d’une société idéale, et arrive en tête chez les sympathisants du Rassemblement National, et second chez les Républicains.

« On craint la violence, que ce soit dans les paroles, dans le jugement, ou physique parfois. On finit tous par se protéger des autres. »
- Alexa, 27 ans, Loire-Atlantique, Attentiste -

La représentation médiatique

Seuls 19 % des Français estiment être bien représentés par les médias

Beaucoup de Français ont le sentiment que les médias en font trop, parfois jusqu’au sensationnalisme. Ils ne se reconnaissent alors plus vraiment ni dans ce qui est raconté, ni dans l’image qui est donnée d’eux.

« Je trouve qu'il y a un décalage des fois quand je regarde la télé et ce que je vis chez moi. Est-ce que les médias ne font pas en sorte que ça soit autant anxiogène, que les gens aient peur ? »
- Alison, 44 ans, Charente-Maritime, Identitaires -

Les grèves et les manifestations

« -Lors des manifs, les images de casse sont diffusées à l’étranger, j’éprouve un grand sentiment de honte
- Tout au long de l’histoire de France, des droits ont été acquis grâce à des grèves. C’est horrible de voir des voitures bruler sur les Champs Elysées, mais ça fait partie de notre histoire. »
- Baptiste et Enzo, 33 et 30 ans, Libéraux optimistes -
Manifestations et grèves : une place ambivalente dans l’imaginaire collectif

Les manifestations et les grèves renvoient à une tradition profondément ancrée, celle d’un peuple qui se mobilise pour défendre ses droits. Mais elles suscitent aussi des réserves : pour certains, elles apparaissent coûteuses, fatigantes, parfois sources de tensions. Entre fierté et agacement, elles reflètent en tout état de cause une manière bien française d’exprimer le désaccord.

La fermeture des guichets

La disparition des guichets tenus par les humains, symptôme du sentiment du recul du service public

La disparition progressive des guichets au profit des dispositifs numériques suscite des critiques récurrentes de la part des Français, attachés à l’échange et à l’accueil humain, ainsi qu’aux explications et discussions qui ne peuvent être remplacées par des machines. La fermeture des guichets leur évoque également le recul des services publics, vécu dans certains territoires comme un abandon de l’Etat. 

« On a fermé pas mal de guichets ces dernières années. Maintenant, on n'est plus que derrière des automates. J'espère qu'il va y avoir un retour en arrière et qu'on va retrouver des personnes, la présence humaine. »
- Patrice, 33 ans, Bas-Rhin, Stabilisateurs -

Des Français décrits comme râleurs

92 % des Français décrivent leurs compatriotes comme râleurs

Les Français décrivent leurs compatriotes avant tout comme râleurs (92%), bons vivants (87%) et dotés de bon goût (76%). 

Et puisque 53% des Français reconnaissent être eux-mêmes râleurs, le fait de râler serait ainsi un trait à part entière de l’identité nationale.
Se plaindre ensemble, au travail, dans les transports ou entre amis, sert aussi souvent à briser la glace, lancer la discussion pour créer plus facilement du lien.

« Les Français aiment beaucoup râler, et manifester aussi ! »
- Amélie, 40 ans, Bas-Rhin, Militants désabusés -

Le jingle de la SNCF

Le jingle de la SNCF: un son familier, particulièrement pour les jeunes

Chez les jeunes, le jingle de la SNCF est l’un des sons les plus spontanément associés à la France, arrivant même en tête chez les 18-24 ans. Cette courte musique se maintient donc, d’une génération à l’autre, au sein du patrimoine sonore national, traduisant l’attachement profond et partagé des Français au train. 

La bande son des Français

La bande son partagée des Français traverse les générations

Les chanteurs qui ont le mieux chanté la France et les Français sont Goldman, Aznavour et Piaf.
Et la musique rassemble au-delà des âges : de nombreux Français témoignent que dans une fête de famille, un mariage ou une soirée improvisée, il n’est pas rare de voir toutes les générations danser sur des mêmes refrains.

« J’ai découvert Orelsan il y a 5-6 ans, je suis devenue une inconditionnelle. Je sais bien que c’est pas trop de mon âge, mais je vais souvent à ses concerts. »
- Marielle, 60 ans, Calvados, Stabilisateurs -
La bise

La bise

Plus d’un Français sur deux continue de faire la bise pour se saluer

Longtemps ancrée dans les habitudes, la bise semble toutefois se faire plus rare depuis la crise sanitaire, surtout au travail ou entre personnes qui ne se connaissent pas.

« [Depuis le COVID,] Je suis très contente d’avoir aboli cette pratique ! J’ai l’impression que ça a assaini les choses, c’est plus simple, plus sain et plus hygiénique. »
- Keryanne, 25 ans, Alpes-Maritimes, Militants désabusés -

Des Français décrits comme râleurs

92 % des Français décrivent leurs compatriotes comme râleurs

Les Français décrivent leurs compatriotes avant tout comme râleurs (92%), bons vivants (87%) et dotés de bon goût (76%). 

Et puisque 53% des Français reconnaissent être eux-mêmes râleurs, le fait de râler serait ainsi un trait à part entière de l’identité nationale.
Se plaindre ensemble, au travail, dans les transports ou entre amis, sert aussi souvent à briser la glace, lancer la discussion pour créer plus facilement du lien.

« Les Français aiment beaucoup râler, et manifester aussi ! »
- Amélie, 40 ans, Bas-Rhin, Militants désabusés -

La bande son des Français

La bande son partagée des Français traverse les générations

Les chanteurs qui ont le mieux chanté la France et les Français sont Goldman, Aznavour et Piaf.
Et la musique rassemble au-delà des âges : de nombreux Français témoignent que dans une fête de famille, un mariage ou une soirée improvisée, il n’est pas rare de voir toutes les générations danser sur des mêmes refrains.

« J’ai découvert Orelsan il y a 5-6 ans, je suis devenue une inconditionnelle. Je sais bien que c’est pas trop de mon âge, mais je vais souvent à ses concerts. »
- Marielle, 60 ans, Calvados, Stabilisateurs -

L'engagement pour les autres

Près de six Français sur dix déclarent avoir déjà pris part à une forme d’engagement

L’engagement peut revêtir des formes variées comme des dons, maraudes, soutien scolaire, ramassage de déchets, mais aussi des modalités plus informelles, comme l’aide apportée à des proches en difficulté. Autant de « Monsieur Jourdain » de l’engagement, qui s’investissent sans toujours se définir comme tels.

« Dans le train pour aller bosser, j’ai vu un jeune tomber devant moi, et il était très épuisé… Je l’ai orienté, il travaillait mais il n’était pas payé … depuis j’ai de ses nouvelles, il a une situation, un logement. »
- Murielle, 50 ans, Maine-et-Loire -

Le souvenir de la période Covid

Les confinements et couvre-feux, deuxième évènement le plus marquant depuis l'an 2000

47% des Français citent la période Covid comme l’un des évènements les plus marquants des vingt dernières années, juste après les attentats terroristes (54%).
Cette période a laissé place à une solitude marquée, particulièrement chez les jeunes, privés de liens et de moments de vie. Elle l’a également été par les élans de solidarité; de l’entraide de voisinage aux mécanismes de solidarité entre pays européens (transfert de patients, prêts communs).

« Le COVID, ce sera une grosse période de l’histoire ! »
- Camille, 32 ans, Gironde -

Les expériences de vie marquantes

La naissance des enfants, en tête des expériences de vie positives
Pour 46% des Français, la naissance des enfants est l’une des expériences les plus marquantes de leur vie.
Ce taux monte à 70% parmi les Français ayant déjà eu des enfants avec une différence notable entre les femmes (77%) et les hommes (61%).
« Je suis papa de 9 mois, les premiers mois le bébé fait pas grand chose, puis ça devient de plus en plus un petit enfant… du coup ma situation évolue aussi. »
- Enzo, 30 ans, Bas-Rhin, Libéraux optimistes -

Les films que les Français aiment revoir

Intouchables, les Bronzés font du ski ou le Père Noël est une ordure : des films qui traversent les générations

Portés par l’humour qui agit comme un puissant ciment culturel intergénérationnel, des films comme Intouchables, les Bronzés font du ski ou le Père Noël est une ordure font rire petits et grands, autour de nombreuses répliques devenues cultes.

« - Ca va, imotep ?
- Le monologue d’Otis, il est culte !
- Je ne crois pas qu’il y ait de bonnes ou de mauvaises situations... »
- Enzo et Baptiste, 30 et 33 ans, Libéraux optimistes -

La fermeture des guichets

La disparition des guichets tenus par les humains, symptôme du sentiment du recul du service public

La disparition progressive des guichets au profit des dispositifs numériques suscite des critiques récurrentes de la part des Français, attachés à l’échange et à l’accueil humain, ainsi qu’aux explications et discussions qui ne peuvent être remplacées par des machines. La fermeture des guichets leur évoque également le recul des services publics, vécu dans certains territoires comme un abandon de l’Etat. 

« On a fermé pas mal de guichets ces dernières années. Maintenant, on n'est plus que derrière des automates. J'espère qu'il va y avoir un retour en arrière et qu'on va retrouver des personnes, la présence humaine. »
- Patrice, 33 ans, Bas-Rhin, Stabilisateurs -

L'aspiration sécuritaire

Une société plus sûre, une priorité majeure pour les Français

La dénonciation des incivilités s’accompagne d’une forte aspiration à des espaces de vie sécurisés. Une société plus sûre figure au troisième rang éléments constitutifs d’une société idéale, et arrive en tête chez les sympathisants du Rassemblement National, et second chez les Républicains.

« On craint la violence, que ce soit dans les paroles, dans le jugement, ou physique parfois. On finit tous par se protéger des autres. »
- Alexa, 27 ans, Loire-Atlantique, Attentiste -

Les grèves et les manifestations

« -Lors des manifs, les images de casse sont diffusées à l’étranger, j’éprouve un grand sentiment de honte
- Tout au long de l’histoire de France, des droits ont été acquis grâce à des grèves. C’est horrible de voir des voitures bruler sur les Champs Elysées, mais ça fait partie de notre histoire. »
- Baptiste et Enzo, 33 et 30 ans, Libéraux optimistes -
Manifestations et grèves : une place ambivalente dans l’imaginaire collectif

Les manifestations et les grèves renvoient à une tradition profondément ancrée, celle d’un peuple qui se mobilise pour défendre ses droits. Mais elles suscitent aussi des réserves : pour certains, elles apparaissent coûteuses, fatigantes, parfois sources de tensions. Entre fierté et agacement, elles reflètent en tout état de cause une manière bien française d’exprimer le désaccord.

La représentation médiatique

Seuls 19 % des Français estiment être bien représentés par les médias

Beaucoup de Français ont le sentiment que les médias en font trop, parfois jusqu’au sensationnalisme. Ils ne se reconnaissent alors plus vraiment ni dans ce qui est raconté, ni dans l’image qui est donnée d’eux.

« Je trouve qu'il y a un décalage des fois quand je regarde la télé et ce que je vis chez moi. Est-ce que les médias ne font pas en sorte que ça soit autant anxiogène, que les gens aient peur ? »
- Alison, 44 ans, Charente-Maritime, Identitaires -

Les odeurs de la France

Les odeurs qui font la France sont alimentaires

Les odeurs associées à la vie en France renvoient majoritairement à des expériences alimentaires familières. La baguette encore chaude arrive en tête (67 %), suivie du café (38%), des fromages (35%) ou encore du poulet rôti du marché.

« Tremper les tartines dans le café, on est les seuls à faire ça ! »
- Adam, 31 ans, Ille-et-Vilaine, Militants désabusés -

L'accélération du quotidien

« Il faudrait donner aux gens le temps de réfléchir. On n’a plus le temps ou de lieu pour réfléchir à ce qu’on veut. »
- Jeremy, 45 ans, Indre-et-Loire, Militants désabusés -
Les Français aspirent à reprendre la maitrise de leur temps

Alors que l’accélération du quotidien est vécue comme une contrainte subie, les Français expriment une aspiration diffuse au ralentissement. Cela passe parfois par des choix assumés, comme se déconnecter ou prendre le train plutôt que l’avion, et par le retour à des activités qui demandent du temps et de l’attention comme les jeux de société, la couture ou la broderie.

Les sons des régions

Les accents régionaux, première sonorité évoquant la France

Les Français placent les accents régionaux, peu représentés dans les fictions, en tête des sonorités qui leur évoquent la vie en France. Les sons du quotidien varient en fonction des territoires. Sur la façade atlantique, beaucoup évoquent spontanément le bruit de la mer, tandis que dans le Sud, ce sont surtout les cigales qui marquent l’ambiance sonore.

« Moi je viens des Hauts-de-France, et ça s’entend ! »
- Christine, 50 ans, Aisne, Laissés pour compte -

Le jingle de la SNCF

Le jingle de la SNCF: un son familier, particulièrement pour les jeunes

Chez les jeunes, le jingle de la SNCF est l’un des sons les plus spontanément associés à la France, arrivant même en tête chez les 18-24 ans. Cette courte musique se maintient donc, d’une génération à l’autre, au sein du patrimoine sonore national, traduisant l’attachement profond et partagé des Français au train.