La sortie de l'école
Entre cartables et ballons de foot, la sortie d’école est aussi le lieu de retrouvailles pour parents et nounous. On y échange librement, de la vie du quartier aux prochaines élections.
S’y expriment aussi des préoccupations plus larges : inquiétudes face à l’avenir, sentiment de dégradation des services publics, pertinence des programmes scolaires ou solitude des jeunes.
Cliquez sur les points dans l’arène pour explorer comment vivent les Français.
Le rapport aux câlins
Le rapport aux câlins
39% des Français disent faire des câlins à leurs amis
Si près d’un Français sur quatre dit qu’il lui arrive de faire des câlins à ses amis, les écarts sont marqués. Chez les plus jeunes et chez les femmes, le geste est bien plus naturel.
Le sentiment démocrate
Le sentiment démocrate
64 % des Français se sentent démocrates
Si plus de la moitié des sympathisants de chaque parti se disent démocrate, cet attachement apparaît toutefois plus fragile chez les électeurs du Rassemblement national et chez ceux qui ne se sentent proches d’aucun parti.
La peur de la désunion
La peur de la désunion
Un Français sur deux pense que nos différences sont trop importantes pour que nous puissions continuer à avancer ensemble
La France est historiquement travaillée par une peur de la désunion : 50 % des Français pensent que nos différences sont trop importantes pour que nous puissions continuer à avancer ensemble — un niveau néanmoins au plus bas depuis 2021.
Le soutien scolaire
Le soutien scolaire
Un Français sur quatre a déjà donné des cours de soutien scolaire
L’image d’une France irrémédiablement individualiste semble en décalage avec la réalité : de nombreux Français s’investissent d’ores et déjà dans des actions locales (22% pourraient eux aussi être tentés).
Les familles mono-parentales
Les familles mono-parentales
13% des parents élèvent leur(s) enfant(s) seul
Élever son enfant seul concerne bien davantage les femmes (29% chez les femmes de 35 et 54 ans) que les hommes (10% dans la même tranche d’âge).
Au quotidien, cela signifie souvent assumer une charge mentale qui pèse fortement entre les trajets, les devoirs, les imprévus et les inquiétudes.
Les épreuves de la vie
Les épreuves de la vie
Un Français sur deux a traversé une situation lourde (maladie grave, violence, handicap, divorce…).
Loin d’être marginales, ces expériences font au contraire partie du tissu commun. Les femmes y sont davantage confrontées (55 % contre 45 % des hommes), notamment s’agissant des maltraitances et du fait d’élever seule ses enfants.
L'identité européenne
L'identité européenne
63% des Français disent se sentir européens
La mémoire à l'état liquide
La mémoire à l'état liquide
Une mémoire, des interprétations
La mémoire historique n’est pas uniforme : certains événements font figure de porte-étendards des valeurs françaises, d’autres donnent lieu à des lectures ambivalentes. Ainsi, comme un liquide, la mémoire change de forme pour s’adapter à son contenant, selon les interprétation qui en sont faites. Par exemple, le règne de Napoléon fait l’objet d’interprétations variables selon les idéologies, valeurs et expériences personnelles. D’autres événements historiques encore sont largement refoulés (le régime de Vichy, la colonisation, la guerre d’Algérie).
Les références historiques partagées
Les références historiques partagées
Chez les jeunes, des références historiques partagées, qu'ils soient avec ou sans origines étrangères
Les jeunes partagent largement les mêmes grandes références historiques du XXe siècle que leurs aînés, notamment la mémoire des guerres mondiales.
Cette mémoire commune transcende aussi les origines, à une exception près : la guerre d’Algérie.
Le gâchis de l'Éducation nationale
Le gâchis de l'Éducation nationale
Seuls 54% des Français se disent fiers de l'école et de l'éducation
L’école, marqueur symbolique de l’identité nationale est fragilisée par un sentiment de déception. Plus qu’un discours sur le déclin, c’est l’idée du gâchis qui domine : l’impression que le pays aurait tous les atouts pour réussir, mais qu’ils ne sont pas pleinement mobilisés par les élites actuelles.
Les inquiétudes liées à l'IA
Les inquiétudes liées à l'IA
3 Français sur 4 estiment qu'il est improbable que l'IA nous rende plus intelligents
7 sur 10 qu'elle nous rendra plus paresseux et moins sociables
Dans l’imaginaire collectif, l’intelligence artificielle suscite d’abord des inquiétudes. Beaucoup y voient le risque d’un affaiblissement des capacités humaines — moins d’effort, moins de réflexion, moins de lien aux autres — plutôt que l’idée d’une amélioration des capacités individuelles et collectives.
Le sentiment de dilution de l'identité
Le sentiment de dilution de l'identité
64 % des Français trouvent que l'identité de la France est en train de disparaître
L’inquiétude autour d’une possible dilution de l’identité française devient encore plus marquée avec l’âge. Chez les plus de 65 ans, elle concerne plus des trois quarts d’entre eux.
Ce ressenti progresse aussi à mesure que l’on se situe davantage à droite de l’échiquier.
Derrière ces chiffres, on perçoit une même crainte diffuse : celle de voir disparaître des repères familiers, des manières d’être et de vivre ensemble.
La place des femmes dans nos imaginaires
La place des femmes dans nos imaginaires
Des figures féminines encore sous-représentées dans notre imaginaire collectif
Seule Sophie Marceau figure dans notre top 5 des personnalités incarnant le mieux l’esprit et les valeurs de la France (19 personnalités proposées parmi lesquelles 10 femmes et 9 hommes).
Fait notable, Gisèle Pélicot se hisse à la 8ᵉ place, à égalité avec Yannick Noah et Kylian Mbappé.
Les programmes scolaires
Les programmes scolaires
Renforcer l’enseignement de l’éducation civique, le rôle de la France dans le monde et la place des femmes : un large consensus
Un large consensus se dégage pour renforcer l’enseignement de l’éducation civique (92 %), des victoires et apports de la France dans l’histoire internationale, et de la place des femmes (82 %).
Même les thèmes plus sensibles suscitent une majorité favorable. Enseigner davantage l’histoire de la colonisation et de l’immigration recueille 64 % d’adhésion, tandis que près des deux tiers des Français souhaitent que les racines chrétiennes de la France soient davantage enseignées.
Le pessimisme collectif
Le pessimisme collectif
Les Français se montrent très critiques quant à l’état du pays... tout en se déclarant globalement satisfaits de leur vie personnelle
Le décalage persistant entre expérience intime et perception collective ne traduit pas nécessairement une crise existentielle profonde. Il met plutôt en lumière une crise de la projection collective. Le malaise ne vient pas d’un manque d’attachement à la France, mais d’un sentiment d’écart entre la France telle qu’elle pourrait être et la France telle qu’elle est perçue aujourd’hui.
Les petites discussions quotidiennes
Les petites discussions quotidiennes
Le sentiment que les relations se sont appauvries malgré la multiplication des outils numériques
Les Français accordent une grande valeur aux lieux et aux moments de rencontre : un mot échangé à la sortie de l’école, une discussion avec un agent en mairie, un renseignement donné à un inconnu. Ces micro-interactions redonnent de la chaleur humaine à des relations souvent anonymes, et aident chacun à se sentir moins seul au quotidien, mais aussi à se sentir d’appartenir à une même communauté nationale.
Le sentiment de solitude
Le sentiment de solitude
1 Français sur 4 dit se sentir toujours ou souvent seul
La solitude progresse silencieusement : un quart des Français s’y disent régulièrement confrontés, et jusqu’à un tiers chez les 18–34 ans. Elle touche encore davantage les plus précaires, pour atteindre 46% chez ceux exprimant le plus de difficultés financières.