Comm'un Français

La place du village

Que ce soit à la mairie, chez le coiffeur ou à la terrasse du café, la place du village ou du bourg, ou le centre commerçant en ville, est le cœur battant du quotidien des Français. Le lieu des discussions informelles, et d’un certain style de vie à la française. 

Cliquez sur les points dans l’arène pour explorer comment vivent les Français.

La devise républicaine

Pour 53% des Français, la devise républicaine est indivisible

Pour une courte majorité de Français (53%), la devise « Liberté, Égalité, Fraternité » forme un tout indissociable, comme un équilibre à préserver. Bien que les Français y soient attachés, ils la considèrent comme fragilisée. Chez les plus âgés, cet attachement est encore plus marqué. Les plus jeunes, eux, mettent davantage l’accent sur l’égalité (20% chez les 18-24 ans contre 14% en moyenne).

« La devise, je trouve que c’est quelque chose qui a été mis dans un vieux tiroir, auquel on fait plus trop attention. Et quand on veut le ressortir, on nous taxe d’être d’extrême-droite, alors que pas du tout.»
- Camille, 32 ans, Gironde, Attentistes -

Le souvenir des Guerres Mondiales

Guerres mondiales et progrès social : piliers du récit national

La mémoire française du XXème siècle est dominée par la Seconde Guerre mondiale, et en particulier pour le souvenir de la Résistance. À l’ère post-Me Too, d’autres histoires viennent compléter le récit national, en particulier les avancées liées aux droits des femmes qui sont elles aussi très largement citées parmi les événements marquants du siècle dernier (par 45% des Français, et 57% des femmes).

« Moi je suis allé voir la prison de Montluc où Jean Moulin a été torturé par Klaus Barbie, j'ai voulu le faire pour comprendre l'histoire. Bon bah ce qui s’est passé là-bas c’est détestable, mais il faut pas non plus oublier ces évènements, ces personnes parce qu'elles ont fait partie aussi de notre histoire, en mal évidemment. »
- Thibault, 40 ans, Rhône, Identitaires -

L'attachement au drapeau

85% des Français estiment que le drapeau tricolore devrait être davantage valorisé

Le drapeau tricolore rassemble très largement, y compris à gauche. Pour une immense majorité (85%), il incarne quelque chose de commun, qui dépasse les clivages et les moments exceptionnels.
Au-delà des grandes victoires sportives ou des cérémonies officielles, beaucoup expriment le souhait de le voir davantage présent dans le quotidien sans pour autant être taxé de « facho ».

« Quand je vois le drapeau français, je ressens de la fierté. »
- Laurent, 41 ans, Nord, Libéraux optimistes -

Le sens de la fête

Des fêtes pour créer du lien
Les fêtes de village ou de quartiers sont d’ailleurs appréciées comme des événements capables de rassembler plusieurs générations. 58 % des Français ont déjà participé à des événements de quartier, et 17 % se disent prêts à tenter l’expérience. L’enthousiasme est particulièrement marqué chez les jeunes : 64 % des 18-24 ans déclarent y avoir déjà pris part, et 21 % aimeraient le faire.
« J'aime bien les fêtes de village, il y a plein d'animations, il y a des stands, de la musique, il y a des jeunes, des plus anciens, il y a une ambiance sympa, sereine, j'apprécie beaucoup aller là-bas et rencontrer des gens. »
- Isabelle, 51 ans, Loire-Atlantique, Identitaires -

L'attachement au système de santé

Le système de santé et de protection sociale reste une source de fierté pour 76% des Français

Notre système de santé et de protection sociale incarne l’idéal de solidarité : soigner et donner accès aux soins.
La création de la Sécurité sociale reste d’ailleurs l’un des grands repères du XXe siècle, aux côtés de la Seconde Guerre mondiale et des lois pour les droits des femmes.

« Notre système de santé, on nous envie beaucoup, vous allez à la pharmacie ou à l’hôpital vous ne payez pas, ça c’est très français. »
- Kalouna, 44 ans, Ille-et-Vilaine -

Le small talk

Le small talk, socle d'un humanisme du quotidien

Le small talk, ces petites conversations du quotidien, souvent résumées à « parler de la pluie et du beau temps » échangées avec des inconnus dans un bar ou avec les commerçants de son quartier sont loin d’être inutiles. 

Moins visibles que les incivilités, ils passent souvent inaperçus et restent peu reconnus, alors même qu’ils participent largement à la qualité des relations dans la vie de tous les jours.

« Quand je vais boire mon café, quand on se tape le bout de gras, les fameuses discussions de comptoir, ça vous met de bonne humeur pour aller travailler. On se dit des banalités bien sûr, mais c’est pas grave, les banalités ça a son utilité, on a l’impression que ça sert à rien, mais ça distrait, et la distraction c’est important pour le cerveau. »
- Charles, 53 ans, Paris -

Les caractères des Français

70 % jugent les Français pessimistes...
Mais ils ne sont que 37 % à se décrire ainsi

Ce décalage révèle une forme d’exigence : les Français attendent beaucoup de ce que leur pays devrait être, et l’écart avec la réalité peut être source d’un sentiment de gâchis. 

Ce qui est parfois perçu comme de la plainte, du pessimisme ou du cynisme ressemble à une forme de vigilance : une manière de ne pas se résigner, de continuer à pointer ce qui pourrait, ou devrait, être mieux.

L'accès aux services publics

L'accès aux services publics est une attente centrale, particulièrement dans les territoires ruraux

Dans les communes rurales, l’accès aux services publics reste une attente centrale et leur fermeture est vécue comme une véritable blessure. 

Par exemple, si 83% des ruraux déclarent aujourd’hui pouvoir y accéder facilement à un bureau de poste, sa fermeture suscite de fortes inquiétudes.

« Les petits commerces, la pharmacie, les petits magasins de proximité, La Poste… ce sont des endroits où les gens ont envie de discuter un peu. »
- Amélie, 40 ans, Bas-Rhin, Militants désabusés -
Sources : Elections municipales, mobilisation et attentes des Français, Étude Destin Commun, novembre 2025
Paroles de campagne, Étude Destin Commun, juin 2025

L'odeur de la baguette chaude

67% des Français associent immédiatement l'odeur de la baguette chaude à leur vie en France

L’odeur de la baguette chaude s’impose, toutes générations confondues, comme la première évocation sensorielle de la France. Elle dit quelque chose de profondément partagé : un attachement à des plaisirs simples, presque universels.

« La baguette, on essaie de la reproduire en Espagne, en Italie, ou quoi que ce soit. Ca ne marche pas. »
- Thibault, 40 ans, Rhône, Identitaires -

La fierté de la culture et des arts

87% des Français sont fiers de la culture de leur pays

87 % des Français déclarent que les langues, les arts et la culture (littérature, cinéma…) les rendent fiers d’être Français. Si cette proportion progresse avec le niveau de diplôme, elle demeure élevée dans l’ensemble de la population : 84 % chez les personnes ayant un diplôme inférieur au baccalauréat, et 91 % chez les diplômés de l’enseignement supérieur.

« Le musée de la langue française à Villers Côteret, c’est vraiment un symbole de la langue française. »
- Laurent, 41 ans, Nord, Libéraux optimistes -

Les professionnels de proximité

Médecins, pharmaciens, coiffeurs : les confidents du quotidien

Les Français sont profondément attachés aux échanges du quotidien avec les gens qu’ils croisent régulièrement. C’est avec les professionnels du soin (médecins, kinésithérapeutes, infirmiers) que les Français préfèrent discuter (44 %), suivis par les pharmaciens (23 %) et les coiffeurs (22 %).

Au-delà d’une ordonnance ou d’une coupe de cheveux, ce sont aussi des moments d’échanges simples sur des sujets du quotidien (la météo, les enfants, la vie locale).
Sans en avoir l’air, ces conversations légères participent à créer du lien, à rompre l’isolement et participent à renforcer la cohésion nationale.

« Chez le coiffeur, on raconte un peu ses joies, ses peines. On se connait pas, mais on commence à discuter. Ca fait du bien. »
- Cathy, 62 ans, Laissés pour compte -

Le rapport à la religion

39% des Français considèrent la religion comme un marqueur important de leur identité

Seuls 39 % des Français considèrent la religion comme un élément important de leur identité, ce qui la place loin derrière la nationalité (71%) ou la génération (70%). 

Cette proportion atteint toutefois 51% chez les catholiques, 73% chez les catholiques pratiquants et 75% chez les musulmans.

« Je suis persuadé que certains jours fériés religieux pourraient être remplacés par d’autres dates, plus actuelles et significatives – le 8 mars, par exemple. »
- Jeremy, 45 ans, Indre-et-Loire, Militants désabusés

La culture donne du sens

« Ce qui me procure spontanément de la joie ? La dernière fois que j'ai été sur scène au théâtre. »
- Jérémy, 45 ans, Indre-et-Loire, militants désabusés -
La culture et les loisirs: meilleurs moyens de trouver du sens et de surmonter les épreuves

Après la famille, la culture et les loisirs sont le moyen privilégié par les Français pour trouver du sens et surmonter les épreuves. Lire, écouter de la musique, aller au cinéma, bricoler, jardiner… autant d’espaces où l’on respire autrement.

La devise républicaine

La devise républicaine

Pour 53% des Français, la devise républicaine est indivisible

Pour une courte majorité de Français (53%), la devise « Liberté, Égalité, Fraternité » forme un tout indissociable, comme un équilibre à préserver. Bien que les Français y soient attachés, ils la considèrent comme fragilisée. Chez les plus âgés, cet attachement est encore plus marqué. Les plus jeunes, eux, mettent davantage l’accent sur l’égalité (20% chez les 18-24 ans contre 14% en moyenne).

« La devise, je trouve que c’est quelque chose qui a été mis dans un vieux tiroir, auquel on fait plus trop attention. Et quand on veut le ressortir, on nous taxe d’être d’extrême-droite, alors que pas du tout.»
- Camille, 32 ans, Gironde, Attentistes -

Les professionnels de proximité

Médecins, pharmaciens, coiffeurs : les confidents du quotidien

Les Français sont profondément attachés aux échanges du quotidien avec les gens qu’ils croisent régulièrement. C’est avec les professionnels du soin (médecins, kinésithérapeutes, infirmiers) que les Français préfèrent discuter (44 %), suivis par les pharmaciens (23 %) et les coiffeurs (22 %).

Au-delà d’une ordonnance ou d’une coupe de cheveux, ce sont aussi des moments d’échanges simples sur des sujets du quotidien (la météo, les enfants, la vie locale).
Sans en avoir l’air, ces conversations légères participent à créer du lien, à rompre l’isolement et participent à renforcer la cohésion nationale.

« Chez le coiffeur, on raconte un peu ses joies, ses peines. On se connait pas, mais on commence à discuter. Ca fait du bien. »
- Cathy, 62 ans, Laissés pour compte -

Les caractères des Français

70 % jugent les Français pessimistes...
Mais ils ne sont que 37 % à se décrire ainsi

Ce décalage révèle une forme d’exigence : les Français attendent beaucoup de ce que leur pays devrait être, et l’écart avec la réalité peut être source d’un sentiment de gâchis. 

Ce qui est parfois perçu comme de la plainte, du pessimisme ou du cynisme ressemble à une forme de vigilance : une manière de ne pas se résigner, de continuer à pointer ce qui pourrait, ou devrait, être mieux.

L'attachement au drapeau

85% des Français estiment que le drapeau tricolore devrait être davantage valorisé

Le drapeau tricolore rassemble très largement, y compris à gauche. Pour une immense majorité (85%), il incarne quelque chose de commun, qui dépasse les clivages et les moments exceptionnels.
Au-delà des grandes victoires sportives ou des cérémonies officielles, beaucoup expriment le souhait de le voir davantage présent dans le quotidien sans pour autant être taxé de « facho ».

« Quand je vois le drapeau français, je ressens de la fierté. »
- Laurent, 41 ans, Nord, Libéraux optimistes -

La culture donne du sens

« Ce qui me procure spontanément de la joie ? La dernière fois que j'ai été sur scène au théâtre. »
- Jérémy, 45 ans, Indre-et-Loire, militants désabusés -
La culture et les loisirs: meilleurs moyens de trouver du sens et de surmonter les épreuves

Après la famille, la culture et les loisirs sont le moyen privilégié par les Français pour trouver du sens et surmonter les épreuves. Lire, écouter de la musique, aller au cinéma, bricoler, jardiner… autant d’espaces où l’on respire autrement.

Le souvenir des Guerres Mondiales

Guerres mondiales et progrès social : piliers du récit national

La mémoire française du XXème siècle est dominée par la Seconde Guerre mondiale, et en particulier pour le souvenir de la Résistance. À l’ère post-Me Too, d’autres histoires viennent compléter le récit national, en particulier les avancées liées aux droits des femmes qui sont elles aussi très largement citées parmi les événements marquants du siècle dernier (par 45% des Français, et 57% des femmes).

« Moi je suis allé voir la prison de Montluc où Jean Moulin a été torturé par Klaus Barbie, j'ai voulu le faire pour comprendre l'histoire. Bon bah ce qui s’est passé là-bas c’est détestable, mais il faut pas non plus oublier ces évènements, ces personnes parce qu'elles ont fait partie aussi de notre histoire, en mal évidemment. »
- Thibault, 40 ans, Rhône, Identitaires -

Le sens de la fête

Des fêtes pour créer du lien
Les fêtes de village ou de quartiers sont d’ailleurs appréciées comme des événements capables de rassembler plusieurs générations. 58 % des Français ont déjà participé à des événements de quartier, et 17 % se disent prêts à tenter l’expérience. L’enthousiasme est particulièrement marqué chez les jeunes : 64 % des 18-24 ans déclarent y avoir déjà pris part, et 21 % aimeraient le faire.
« J'aime bien les fêtes de village, il y a plein d'animations, il y a des stands, de la musique, il y a des jeunes, des plus anciens, il y a une ambiance sympa, sereine, j'apprécie beaucoup aller là-bas et rencontrer des gens. »
- Isabelle, 51 ans, Loire-Atlantique, Identitaires -

La fierté de la culture et des arts

87% des Français sont fiers de la culture de leur pays

87 % des Français déclarent que les langues, les arts et la culture (littérature, cinéma…) les rendent fiers d’être Français. Si cette proportion progresse avec le niveau de diplôme, elle demeure élevée dans l’ensemble de la population : 84 % chez les personnes ayant un diplôme inférieur au baccalauréat, et 91 % chez les diplômés de l’enseignement supérieur.

« Le musée de la langue française à Villers Côteret, c’est vraiment un symbole de la langue française. »
- Laurent, 41 ans, Nord, Libéraux optimistes -

L'attachement au système de santé

Le système de santé et de protection sociale reste une source de fierté pour 76% des Français

Notre système de santé et de protection sociale incarne l’idéal de solidarité : soigner et donner accès aux soins.
La création de la Sécurité sociale reste d’ailleurs l’un des grands repères du XXe siècle, aux côtés de la Seconde Guerre mondiale et des lois pour les droits des femmes.

« Notre système de santé, on nous envie beaucoup, vous allez à la pharmacie ou à l’hôpital vous ne payez pas, ça c’est très français. »
- Kalouna, 44 ans, Ille-et-Vilaine -

Le rapport à la religion

39% des Français considèrent la religion comme un marqueur important de leur identité

Seuls 39 % des Français considèrent la religion comme un élément important de leur identité, ce qui la place loin derrière la nationalité (71%) ou la génération (70%). 

Cette proportion atteint toutefois 51% chez les catholiques, 73% chez les catholiques pratiquants et 75% chez les musulmans.

« Je suis persuadé que certains jours fériés religieux pourraient être remplacés par d’autres dates, plus actuelles et significatives – le 8 mars, par exemple. »
- Jeremy, 45 ans, Indre-et-Loire, Militants désabusés

L'odeur de la baguette chaude

67% des Français associent immédiatement l'odeur de la baguette chaude à leur vie en France

L’odeur de la baguette chaude s’impose, toutes générations confondues, comme la première évocation sensorielle de la France. Elle dit quelque chose de profondément partagé : un attachement à des plaisirs simples, presque universels.

« La baguette, on essaie de la reproduire en Espagne, en Italie, ou quoi que ce soit. Ca ne marche pas. »
- Thibault, 40 ans, Rhône, Identitaires -

L'accès aux services publics

L'accès aux services publics est une attente centrale, particulièrement dans les territoires ruraux

Dans les communes rurales, l’accès aux services publics reste une attente centrale et leur fermeture est vécue comme une véritable blessure. 

Par exemple, si 83% des ruraux déclarent aujourd’hui pouvoir y accéder facilement à un bureau de poste, sa fermeture suscite de fortes inquiétudes.

« Les petits commerces, la pharmacie, les petits magasins de proximité, La Poste… ce sont des endroits où les gens ont envie de discuter un peu. »
- Amélie, 40 ans, Bas-Rhin, Militants désabusés -
Sources : Elections municipales, mobilisation et attentes des Français, Étude Destin Commun, novembre 2025
Paroles de campagne, Étude Destin Commun, juin 2025

Le small talk

Le small talk, socle d'un humanisme du quotidien

Le small talk, ces petites conversations du quotidien, souvent résumées à « parler de la pluie et du beau temps » échangées avec des inconnus dans un bar ou avec les commerçants de son quartier sont loin d’être inutiles. 

Moins visibles que les incivilités, ils passent souvent inaperçus et restent peu reconnus, alors même qu’ils participent largement à la qualité des relations dans la vie de tous les jours.

« Quand je vais boire mon café, quand on se tape le bout de gras, les fameuses discussions de comptoir, ça vous met de bonne humeur pour aller travailler. On se dit des banalités bien sûr, mais c’est pas grave, les banalités ça a son utilité, on a l’impression que ça sert à rien, mais ça distrait, et la distraction c’est important pour le cerveau. »
- Charles, 53 ans, Paris -