Comm'un Français

La sortie de l'école

Entre cartables et ballons de foot, la sortie d’école est aussi le lieu de retrouvailles pour parents et nounous. On y échange librement, de la vie du quartier aux prochaines élections. 
S’y expriment aussi des préoccupations plus larges : inquiétudes face à l’avenir, sentiment de dégradation des services publics, pertinence des programmes scolaires ou solitude des jeunes.

Cliquez sur les points dans l’arène pour explorer comment vivent les Français.

Les programmes scolaires

Renforcer l’enseignement de l’éducation civique, le rôle de la France dans le monde et la place des femmes : un large consensus

Un large consensus se dégage pour renforcer l’enseignement de l’éducation civique (92 %), des victoires et apports de la France dans l’histoire internationale, et de la place des femmes (82 %).
Même les thèmes plus sensibles suscitent une majorité favorable. Enseigner davantage l’histoire de la colonisation et de l’immigration recueille 64 % d’adhésion, tandis que près des deux tiers des Français souhaitent que les racines chrétiennes de la France soient davantage enseignées.

« Marianne, si j’en parlais à ma fille, je ne suis pas sûr qu’elle connaisse ! C’est dommage, mais bon … »
- Alyssa, 43 ans, Ille-et-Vilaine, Laissés pour compte -

Les familles mono-parentales

13% des parents élèvent leur(s) enfant(s) seul

Élever son enfant seul concerne bien davantage les femmes (29% chez les femmes de 35 et 54 ans) que les hommes (10% dans la même tranche d’âge).
Au quotidien, cela signifie souvent assumer une charge mentale qui pèse fortement entre les trajets, les devoirs, les imprévus et les inquiétudes.

Les épreuves de la vie

Un Français sur deux a traversé une situation lourde (maladie grave, violence, handicap, divorce…).

Loin d’être marginales, ces expériences font au contraire partie du tissu commun. Les femmes y sont davantage confrontées (55 % contre 45 % des hommes), notamment s’agissant des maltraitances et du fait d’élever seule ses enfants.

« On ne devrait pas faire des choix entre la santé, ses loisirs et son loyer ! »
- Murielle, 50 ans, Maine et Loire, Militants désabusés -

Le sentiment démocrate

64 % des Français se sentent démocrates

Si plus de la moitié des sympathisants de chaque parti se disent démocrate, cet attachement apparaît toutefois plus fragile chez les électeurs du Rassemblement national et chez ceux qui ne se sentent proches d’aucun parti.

« Moi, le contexte politique actuel, ça ne me rend pas fier d’être Français. Quand un Premier Ministre met en place un gouvernement qui ne dure pas 24h… Je trouve que ça ne donne pas envie d’aller voter, parce que j’ai l’impression que ça ne va rien changer ! »
- Victor, 25 ans, Nord, Stabilisateurs -

Le gâchis de l'Éducation nationale

Seuls 54% des Français se disent fiers de l'école et de l'éducation

L’école, marqueur symbolique de l’identité nationale est fragilisée par un sentiment de déception. Plus qu’un discours sur le déclin, c’est l’idée du gâchis qui domine : l’impression que le pays aurait tous les atouts pour réussir, mais qu’ils ne sont pas pleinement mobilisés par les élites actuelles.

« Je trouve qu’il y a des choses qui se perdent, ma fille à l’école, elle ne sait même pas ce qui s’est passé dans l’Histoire, et c’est bien dommage. »
- Alyssa, 43 ans, Ille-et-Vilaine, Laissés pour compte -

Le rapport aux câlins

39% des Français disent faire des câlins à leurs amis

Si près d’un Français sur quatre dit qu’il lui arrive de faire des câlins à ses amis, les écarts sont marqués. Chez les plus jeunes et chez les femmes, le geste est bien plus naturel.

« Moi avec mes amis, on se fait la bise et des câlins, enfin mes amies, filles. »
- Alison, 44 ans, Charente-Maritime, Identitaires -

La mémoire à l'état liquide

« - La personnage historique qui me semble le plus admirable ? J’ai pensé en premier à Napoléon ! - Napoléon, il a fait des belles choses mais c’est un dictateur, il a rétabli l’esclavage dans les colonies. Tout n’est pas blanc ou noir. Chaque figure historique est nuancée. »
- Enzo et Laurent, 30 et 41 ans, Libéraux optimistes -
Une mémoire, des interprétations

La mémoire historique n’est pas uniforme : certains événements font figure de porte-étendards des valeurs françaises, d’autres donnent lieu à des lectures ambivalentes. Ainsi, comme un liquide, la mémoire change de forme pour s’adapter à son contenant, selon les interprétation qui en sont faites. Par exemple, le règne de Napoléon fait l’objet d’interprétations variables selon les idéologies, valeurs et expériences personnelles. D’autres événements historiques encore sont largement refoulés (le régime de Vichy, la colonisation, la guerre d’Algérie).

La place des femmes dans nos imaginaires

Des figures féminines encore sous-représentées dans notre imaginaire collectif

Seule Sophie Marceau figure dans notre top 5 des personnalités incarnant le mieux l’esprit et les valeurs de la France (19 personnalités proposées parmi lesquelles 10 femmes et 9 hommes).
Fait notable, Gisèle Pélicot se hisse à la 8ᵉ place, à égalité avec Yannick Noah et Kylian Mbappé.

« La France pour moi elle est représentée par ceux qui y vivent ; je pense à Camille Diao, une femme métisse, elle représente la diversité. »
- Jeremy, 45 ans, Indre-et-Loire, Militants désabusés -

La peur de la désunion

Un Français sur deux pense que nos différences sont trop importantes pour que nous puissions continuer à avancer ensemble

La France est historiquement travaillée par une peur de la désunion : 50 % des Français pensent que nos différences sont trop importantes pour que nous puissions continuer à avancer ensemble — un niveau néanmoins au plus bas depuis 2021.

« Il me semble qu’on ressort toujours des reportages où le monde est cloisonné. On voit assez peu dans le télévisuel des gens qui se rencontrent. Sauf quand des partis d’extrême droite font des gros scores, là on va parler de la solitude des gens… »
- Jean-Marc, 63 ans Hauts-de-Seine, Militants Désabusés -

Le pessimisme collectif

Les Français se montrent très critiques quant à l’état du pays... tout en se déclarant globalement satisfaits de leur vie personnelle

Le décalage persistant entre expérience intime et perception collective ne traduit pas nécessairement une crise existentielle profonde. Il met plutôt en lumière une crise de la projection collective. Le malaise ne vient pas d’un manque d’attachement à la France, mais d’un sentiment d’écart entre la France telle qu’elle pourrait être et la France telle qu’elle est perçue aujourd’hui.

Le sentiment de dilution de l'identité

64 % des Français trouvent que l'identité de la France est en train de disparaître

L’inquiétude autour d’une possible dilution de l’identité française devient encore plus marquée avec l’âge. Chez les plus de 65 ans, elle concerne plus des trois quarts d’entre eux.
Ce ressenti progresse aussi à mesure que l’on se situe davantage à droite de l’échiquier.
Derrière ces chiffres, on perçoit une même crainte diffuse : celle de voir disparaître des repères familiers, des manières d’être et de vivre ensemble.

« Je trouve que l’identité française s’émiette de plus en plus. Notre président ne représente plus la France. On se prend beaucoup la tête sur des sujets peu importants. On est quand même sur une base judéo-chrétienne ! »
- Luc, 55 ans, Hauts de Seine, Laissés pour compte -

L'identité européenne

63% des Français disent se sentir européens
Le sentiment d’être européen, bien que majoritaire, marque de fortes disparités selon les électorats : 45% chez les sympathisants du Rassemblement National, contre près de 90% pour ceux du centre.
« Je me sens plus européenne que française. »
- Kalouna, 44 ans, Ille-et-Vilaine, Libéraux optimistes -

Les références historiques partagées

Chez les jeunes, des références historiques partagées, qu'ils soient avec ou sans origines étrangères

Les jeunes partagent largement les mêmes grandes références historiques du XXe siècle que leurs aînés, notamment la mémoire des guerres mondiales.
Cette mémoire commune transcende aussi les origines, à une exception près : la guerre d’Algérie.

« Même si mes origines ne sont pas françaises, je suis français. On subit toujours un peu le racisme en France … j’ai 52 ans, j’ai toujours entendu "j'aime pas les Arabes mais toi je t’aime bien". »
- Philippe, 53 ans, Nord, Attentistes -

Le sentiment de solitude

1 Français sur 4 dit se sentir toujours ou souvent seul

La solitude progresse silencieusement : un quart des Français s’y disent régulièrement confrontés, et jusqu’à un tiers chez les 18–34 ans. Elle touche encore davantage les plus précaires, pour atteindre 46% chez ceux exprimant le plus de difficultés financières.

« Les réseaux sociaux nous enferment dans quelque chose. Quand j'étais jeune, on sortait, on allait jouer au vélo, on s'entraidait tout ça alors que maintenant, c’est trop trop sur les réseaux sociaux. »
- Alison, 44 ans, Charente-Maritime, Identitaires -

Les petites discussions quotidiennes

« La sortie d’école, c’est vraiment le point de ralliement de la commune, c’est un endroit où les discussions se font assez facilement. »
- Matéo, 38 ans, Loiret, Laissés pour compte -
Le sentiment que les relations se sont appauvries malgré la multiplication des outils numériques

Les Français accordent une grande valeur aux lieux et aux moments de rencontre : un mot échangé à la sortie de l’école, une discussion avec un agent en mairie, un renseignement donné à un inconnu. Ces micro-interactions redonnent de la chaleur humaine à des relations souvent anonymes, et aident chacun à se sentir moins seul au quotidien, mais aussi à se sentir d’appartenir à une même communauté nationale.

Les inquiétudes liées à l'IA

3 Français sur 4 estiment qu'il est improbable que l'IA nous rende plus intelligents
7 sur 10 qu'elle nous rendra plus paresseux et moins sociables

Dans l’imaginaire collectif, l’intelligence artificielle suscite d’abord des inquiétudes. Beaucoup y voient le risque d’un affaiblissement des capacités humaines — moins d’effort, moins de réflexion, moins de lien aux autres — plutôt que l’idée d’une amélioration des capacités individuelles et collectives.

« On devait écrire un mot pour les 40 ans d’un ami, les gens s’aidaient de l’IA… On est trop assistés ! Les textes étaient complètement fake ! »
- Louis, 41 ans, Allier, Laissés pour compte -

Le soutien scolaire

Un Français sur quatre a déjà donné des cours de soutien scolaire

L’image d’une France irrémédiablement individualiste semble en décalage avec la réalité : de nombreux Français s’investissent d’ores et déjà dans des actions locales (22% pourraient eux aussi être tentés).

« Je m’occupe d’enfants qui sont autistes, c’est une passion, ça me mobilise 8-10h, les familles ont besoin de nous, il faut avoir l’oreille attentive. »
- Marielle, 60 ans, Calvados -
Le rapport aux câlins

Le rapport aux câlins

39% des Français disent faire des câlins à leurs amis

Si près d’un Français sur quatre dit qu’il lui arrive de faire des câlins à ses amis, les écarts sont marqués. Chez les plus jeunes et chez les femmes, le geste est bien plus naturel.

« Moi avec mes amis, on se fait la bise et des câlins, enfin mes amies, filles. »
- Alison, 44 ans, Charente-Maritime, Identitaires -

Le sentiment démocrate

64 % des Français se sentent démocrates

Si plus de la moitié des sympathisants de chaque parti se disent démocrate, cet attachement apparaît toutefois plus fragile chez les électeurs du Rassemblement national et chez ceux qui ne se sentent proches d’aucun parti.

« Moi, le contexte politique actuel, ça ne me rend pas fier d’être Français. Quand un Premier Ministre met en place un gouvernement qui ne dure pas 24h… Je trouve que ça ne donne pas envie d’aller voter, parce que j’ai l’impression que ça ne va rien changer ! »
- Victor, 25 ans, Nord, Stabilisateurs -

La peur de la désunion

Un Français sur deux pense que nos différences sont trop importantes pour que nous puissions continuer à avancer ensemble

La France est historiquement travaillée par une peur de la désunion : 50 % des Français pensent que nos différences sont trop importantes pour que nous puissions continuer à avancer ensemble — un niveau néanmoins au plus bas depuis 2021.

« Il me semble qu’on ressort toujours des reportages où le monde est cloisonné. On voit assez peu dans le télévisuel des gens qui se rencontrent. Sauf quand des partis d’extrême droite font des gros scores, là on va parler de la solitude des gens… »
- Jean-Marc, 63 ans Hauts-de-Seine, Militants Désabusés -

Le soutien scolaire

Un Français sur quatre a déjà donné des cours de soutien scolaire

L’image d’une France irrémédiablement individualiste semble en décalage avec la réalité : de nombreux Français s’investissent d’ores et déjà dans des actions locales (22% pourraient eux aussi être tentés).

« Je m’occupe d’enfants qui sont autistes, c’est une passion, ça me mobilise 8-10h, les familles ont besoin de nous, il faut avoir l’oreille attentive. »
- Marielle, 60 ans, Calvados -

Les familles mono-parentales

13% des parents élèvent leur(s) enfant(s) seul

Élever son enfant seul concerne bien davantage les femmes (29% chez les femmes de 35 et 54 ans) que les hommes (10% dans la même tranche d’âge).
Au quotidien, cela signifie souvent assumer une charge mentale qui pèse fortement entre les trajets, les devoirs, les imprévus et les inquiétudes.

Les épreuves de la vie

Un Français sur deux a traversé une situation lourde (maladie grave, violence, handicap, divorce…).

Loin d’être marginales, ces expériences font au contraire partie du tissu commun. Les femmes y sont davantage confrontées (55 % contre 45 % des hommes), notamment s’agissant des maltraitances et du fait d’élever seule ses enfants.

« On ne devrait pas faire des choix entre la santé, ses loisirs et son loyer ! »
- Murielle, 50 ans, Maine et Loire, Militants désabusés -

L'identité européenne

63% des Français disent se sentir européens
Le sentiment d’être européen, bien que majoritaire, marque de fortes disparités selon les électorats : 45% chez les sympathisants du Rassemblement National, contre près de 90% pour ceux du centre.
« Je me sens plus européenne que française. »
- Kalouna, 44 ans, Ille-et-Vilaine, Libéraux optimistes -

La mémoire à l'état liquide

« - La personnage historique qui me semble le plus admirable ? J’ai pensé en premier à Napoléon ! - Napoléon, il a fait des belles choses mais c’est un dictateur, il a rétabli l’esclavage dans les colonies. Tout n’est pas blanc ou noir. Chaque figure historique est nuancée. »
- Enzo et Laurent, 30 et 41 ans, Libéraux optimistes -
Une mémoire, des interprétations

La mémoire historique n’est pas uniforme : certains événements font figure de porte-étendards des valeurs françaises, d’autres donnent lieu à des lectures ambivalentes. Ainsi, comme un liquide, la mémoire change de forme pour s’adapter à son contenant, selon les interprétation qui en sont faites. Par exemple, le règne de Napoléon fait l’objet d’interprétations variables selon les idéologies, valeurs et expériences personnelles. D’autres événements historiques encore sont largement refoulés (le régime de Vichy, la colonisation, la guerre d’Algérie).

Les références historiques partagées

Chez les jeunes, des références historiques partagées, qu'ils soient avec ou sans origines étrangères

Les jeunes partagent largement les mêmes grandes références historiques du XXe siècle que leurs aînés, notamment la mémoire des guerres mondiales.
Cette mémoire commune transcende aussi les origines, à une exception près : la guerre d’Algérie.

« Même si mes origines ne sont pas françaises, je suis français. On subit toujours un peu le racisme en France … j’ai 52 ans, j’ai toujours entendu "j'aime pas les Arabes mais toi je t’aime bien". »
- Philippe, 53 ans, Nord, Attentistes -

Le gâchis de l'Éducation nationale

Seuls 54% des Français se disent fiers de l'école et de l'éducation

L’école, marqueur symbolique de l’identité nationale est fragilisée par un sentiment de déception. Plus qu’un discours sur le déclin, c’est l’idée du gâchis qui domine : l’impression que le pays aurait tous les atouts pour réussir, mais qu’ils ne sont pas pleinement mobilisés par les élites actuelles.

« Je trouve qu’il y a des choses qui se perdent, ma fille à l’école, elle ne sait même pas ce qui s’est passé dans l’Histoire, et c’est bien dommage. »
- Alyssa, 43 ans, Ille-et-Vilaine, Laissés pour compte -

Les inquiétudes liées à l'IA

3 Français sur 4 estiment qu'il est improbable que l'IA nous rende plus intelligents
7 sur 10 qu'elle nous rendra plus paresseux et moins sociables

Dans l’imaginaire collectif, l’intelligence artificielle suscite d’abord des inquiétudes. Beaucoup y voient le risque d’un affaiblissement des capacités humaines — moins d’effort, moins de réflexion, moins de lien aux autres — plutôt que l’idée d’une amélioration des capacités individuelles et collectives.

« On devait écrire un mot pour les 40 ans d’un ami, les gens s’aidaient de l’IA… On est trop assistés ! Les textes étaient complètement fake ! »
- Louis, 41 ans, Allier, Laissés pour compte -

Le sentiment de dilution de l'identité

64 % des Français trouvent que l'identité de la France est en train de disparaître

L’inquiétude autour d’une possible dilution de l’identité française devient encore plus marquée avec l’âge. Chez les plus de 65 ans, elle concerne plus des trois quarts d’entre eux.
Ce ressenti progresse aussi à mesure que l’on se situe davantage à droite de l’échiquier.
Derrière ces chiffres, on perçoit une même crainte diffuse : celle de voir disparaître des repères familiers, des manières d’être et de vivre ensemble.

« Je trouve que l’identité française s’émiette de plus en plus. Notre président ne représente plus la France. On se prend beaucoup la tête sur des sujets peu importants. On est quand même sur une base judéo-chrétienne ! »
- Luc, 55 ans, Hauts de Seine, Laissés pour compte -

La place des femmes dans nos imaginaires

Des figures féminines encore sous-représentées dans notre imaginaire collectif

Seule Sophie Marceau figure dans notre top 5 des personnalités incarnant le mieux l’esprit et les valeurs de la France (19 personnalités proposées parmi lesquelles 10 femmes et 9 hommes).
Fait notable, Gisèle Pélicot se hisse à la 8ᵉ place, à égalité avec Yannick Noah et Kylian Mbappé.

« La France pour moi elle est représentée par ceux qui y vivent ; je pense à Camille Diao, une femme métisse, elle représente la diversité. »
- Jeremy, 45 ans, Indre-et-Loire, Militants désabusés -

Les programmes scolaires

Renforcer l’enseignement de l’éducation civique, le rôle de la France dans le monde et la place des femmes : un large consensus

Un large consensus se dégage pour renforcer l’enseignement de l’éducation civique (92 %), des victoires et apports de la France dans l’histoire internationale, et de la place des femmes (82 %).
Même les thèmes plus sensibles suscitent une majorité favorable. Enseigner davantage l’histoire de la colonisation et de l’immigration recueille 64 % d’adhésion, tandis que près des deux tiers des Français souhaitent que les racines chrétiennes de la France soient davantage enseignées.

« Marianne, si j’en parlais à ma fille, je ne suis pas sûr qu’elle connaisse ! C’est dommage, mais bon … »
- Alyssa, 43 ans, Ille-et-Vilaine, Laissés pour compte -

Le pessimisme collectif

Les Français se montrent très critiques quant à l’état du pays... tout en se déclarant globalement satisfaits de leur vie personnelle

Le décalage persistant entre expérience intime et perception collective ne traduit pas nécessairement une crise existentielle profonde. Il met plutôt en lumière une crise de la projection collective. Le malaise ne vient pas d’un manque d’attachement à la France, mais d’un sentiment d’écart entre la France telle qu’elle pourrait être et la France telle qu’elle est perçue aujourd’hui.

Les petites discussions quotidiennes

« La sortie d’école, c’est vraiment le point de ralliement de la commune, c’est un endroit où les discussions se font assez facilement. »
- Matéo, 38 ans, Loiret, Laissés pour compte -
Le sentiment que les relations se sont appauvries malgré la multiplication des outils numériques

Les Français accordent une grande valeur aux lieux et aux moments de rencontre : un mot échangé à la sortie de l’école, une discussion avec un agent en mairie, un renseignement donné à un inconnu. Ces micro-interactions redonnent de la chaleur humaine à des relations souvent anonymes, et aident chacun à se sentir moins seul au quotidien, mais aussi à se sentir d’appartenir à une même communauté nationale.

Le sentiment de solitude

1 Français sur 4 dit se sentir toujours ou souvent seul

La solitude progresse silencieusement : un quart des Français s’y disent régulièrement confrontés, et jusqu’à un tiers chez les 18–34 ans. Elle touche encore davantage les plus précaires, pour atteindre 46% chez ceux exprimant le plus de difficultés financières.

« Les réseaux sociaux nous enferment dans quelque chose. Quand j'étais jeune, on sortait, on allait jouer au vélo, on s'entraidait tout ça alors que maintenant, c’est trop trop sur les réseaux sociaux. »
- Alison, 44 ans, Charente-Maritime, Identitaires -